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La Motte en Gée
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entrée
 
 
 
A la lisière du bois de Tihange, près du hameau des Communes et accessible par le Chera, joli chemin serpentant à travers bois, le Château de la Motte en Gée s'élève, encadré de verdure, dans un parc s'insinuant jusque parmi les troncs de la sylve voisine. L'origine du nom fait l'objet de discussions entre spécialistes.


 
 
 
Histoire:

Le château original dépendait de la Communauté religieuse de Neufmoustier, qui a probablement été créée vers 1100 par Pierre l'Ermite.

Les chanoines, au nombre de 12 environ, sont d'origine noble ou riches. Ils ont la charge de dire les messes demandées par les défunts. Ils portent une robe noire et un scapulaire blanc. Ils ont à leur tête un abbé nommé par le Prince-Evêque de Liège. L'abbé porte la crosse.

Un des abbés fut Théodore-Eustache Ponty de Pontillas, Celui-ci menait une existence fastueuse et séjournait bien plus souvent au château qu'au couvent où la vie était plus austère. Ponty voulut restaurer l'intérieur du bâtiment et lui donner la splendeur qui convenait à son rang. Les travaux, très coûteux, amenèrent une dispute entre les chanoines et leur abbé. Le Prince-Evêque dut envoyer, en 1768, une mission chargée de visiter l'abbaye et d'y faire régner un certain ordre. Cette mission déchoit l'abbé de toute autorité sur l'abbaye, mais lui accorde de pouvoir habiter, sa vie durant, la maison de la Motte en Gée et jouir de son environnement , avec une pension de 1500 florins, les autres revenus de l'abbaye étant affectés aux chanoines de Neufmoustier.

Ce sont probablement les difficultés financières rencontrées par les religieux de Neufmoustier qui les obligèrent à vendre la Motte en Gée à l'abbaye de Saint Laurent à Liège, ceci avant la révolution française (1789). Le bien, qui se délabra progressivement, passa alors entre les mains de diverses familles, pour être acquis, en 1955, par la Fédération des Mutualités Libérales du Brabant qui le transforme en colonie de vacances.

Revendu il y a quelques années, le bâtiment semble principalement utilisé pour des réunions de Sociétés, des colloques.


Les Bâtiments:

L'ancienne construction datant du début du XVIIe siècle, appelée "maison de la Motte en Gée", appartenait, comme on l'a dit, à l'abbaye du Neufmoustier à Huy. La ferme de Gée, bâtie de l'autre côté du chemin faisait aussi partie du patrimoine de cette abbaye. La chapelle Saint-Loup, dans le parc, est vraisemblablement de cette époque.

Depuis la destruction de l'abbaye en 1945, le site de Gée, avec sa chapelle, est le dernier souvenir d'une époque fastueuse. Du château primitif, il ne reste pratiquement plus rien. Quelques vieux murs subsistent ainsi que quelques souvenirs dans les dépendances.

facade Mr Henri Delattre-Godin démolit ce qui reste de la vieille demeure et entreprend en 1889 la construction d'un nouveau château de style Renaissance Flamande, d'après les plans de l'architecte Heine de Huy. Le château sera terminé en 1891. Il est maintenant une confortable résidence

Le style de la bâtisse est celui apprécié à l'époque, avec des pièces de grandes dimensions, avec des plafonds élevés garnis de caissons ornés, disposant de hautes et larges fenêtres.

Deux cheminées du rez-de-chaussée sont peut-être des vestiges de l'ancien château. L'une est placée dans la cuisine. L'autre cheminée qui se trouve dans la salle à manger, porte les armoiries de Jean de Borre, abbé du Val-St-Lambert (1624-1633), et est particulièrement intéressante sur le plan historique. Il est probable que cette cheminée a été apportée par l'abbé de Ponty lors des transformations qu'il réalisa à la Motte. L'architecte Heine, renonçant à la mesure et à l'équilibre qui ont régné au XVIIe siècle, donne libre cours à son imagination.

Le château comporte deux structures perpendiculaires qui se soudent derrière une tour. Celle-ci les dépasse légèrement. Elle contient un escalier hélicoïdal qui permet l'accès aux étages supérieurs.

La salle à manger fut décorée en 1941 de scènes champêtres par un artiste hutois fort apprécié, Mr Michel Genot. Ces peintures donnent beaucoup d'allure aux grandes salles.


La Chapelle Saint-Loup:

chapelle

Proche de la clôture se trouve la chapelle, contemporaine (?) de l'ancien château. C'était autrefois un lieu de pèlerinage très fréquenté.

Les murs intérieurs de la chapelle étaient décorés de fresques colorées retraçant la légende de Saint Jean l'Agneau. Elles avaient été peintes par les frères Genot, en remerciement pour l'hébergement dont ils avaient bénéficié à la fin de la guerre de 1940. Elles ont hélas disparu.

On peut encore y voir un autel avec un magnifique retable du XVIIe siècle", trois statues en bois polychrome, dont une représentant Saint-Loup. De nombreux pèlerinages eurent lieu autour d'une source dont l'eau apportait la guérison de certaines maladies. Ces traditions folkloriques sont aujourd'hui disparues, le petit bâtiment qui abritait la source ayant été démoli.

EntréeIntérieur

Non loin de l'entrée du parc se trouve la ferme fortifiée dont le portail, surmonté d'un clocheton, porte les armoiries de Théodore-Eustache de Ponty de Pontillas. Cette pierre porte l'inscription: "Stimulante Virtute Ponty" (Grâce à la vertu stimulante de Ponty).

Les deux derniers étangs, qui durant quelques siècles ont rehaussé le charme de la ferme et du paysage, ont disparu. Sur le grand étang, il y avait une barque et on y pratiquait la pêche à la ligne.

       
 

                                                                        

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