Le Journal des Tihangeois à
la recherche de leur passé
Ce périodique a vu le jour en janvier 1990 et, depuis lors, il
est publié quatre fois par an. Il s'agit d'un "toutes boîtes" réalisé à
1000 exemplaires et distribué aux habitants de Tihange.
Après un éditorial réservé aux faits marquants du moment, les
articles font revivre le temps passé.
Nous en sommes actuellement au N° 70.
Un sommaire du contenu des numéros est présenté
ici.
Les 50 premiers numéros ont été reliés dans une brochure.
Cette brochure peut être achetée au prix de 15,00 €
et chaque numéro séparé au prix de 1,00 € (ces prix comprennent les
frais d'envoi). Vous pouvez nous contacter via l'onglet "Contacts"
ci-dessus.
Nous présentons ci-dessous un des articles publiés et nous le
remplacerons régulièrement par d'autres.
Sur la piste, un pas de danse.
Faisant suite à l'article de Stéfan sur les fêtes
populaires à Tihange entre 1863 et 1964, ne résistons pas au plaisir
d'insérer ce charmant avis publié par la "Gazette de Huy" du dimanche 26
mars 1905. (1)
SOCIETE PHILHARMONIQUE DE TIHANGE
Vaste local de Monsieur Emile Fontaine
Bureau: 6h3/4 Rideau: 7h1/4
Le dimanche 2 avril 1905
GRAND SPECTACLE
Attractions modernes, magie et prestidigitation
Par l'incomparable illusionniste belge
Monsieur Em. De Verli.
Ouverture par la Société Philharmonique.
Prix des places ordinaire pour les personnes ne
faisant pas partie de la Société.
(Local Fontaine, devenu Cidrerie Stimart, Grand-Route,
à Tihange.)
Qui l'eut cru ? Joseph Lebeau lui-même,
ô surprise, était un grand féru de la danse. Pour lui, ces lieux de
plaisir étaient les temples de "Terpsichore", qu'il qualifiait de
"pétulante" ! La danse était légitimée: cabrioles, pirouettes, il
fallait savoir éviter les faux pas, ou se rétablir agilement par un
entrechat. Et déjà il citait le fandango ! Regardez bien: du haut de sa
statue, il sourit parfois, trahissant ce trait inattendu de jovial
caractère.
Mais quelles étaient ces danses alors
modernes ? La sautillante polka, les farandoles et autres cramignons, le
tango encore hésitant, le cake-walk, la valse lente et langoureuse, le
quadrille, exercice obligé, et, bien sûr, la vraie valse, étourdissante,
indétrônable, qui dévoilait des bas noirs sur les souples chevilles des
cavalières. Plus tard, le boléro, les danses latines, le slow et
les sautillants dérivés du swing triomphant.
En caracos de soie,
longues jupes noires en faille, jupons coquins parfois révélés dans le
rythme, châles de laine ou grands foulards de cachemire à franges,
dentelles fines, camées agrafés sur le corsage plissé.
Et, pourquoi pas, en
tablier de coton bien amidonné et galoches noires. Les temps étaient
durs, besogneux mais simples, avec le sens aigu de la joie à prendre là
où elle se trouvait.
Sans doute est-ce pourquoi, éventail ou non,
carnet de bal ou pas, les Tihangeoise se voulaient les plus belles pour
aller danser.
07/09/2003
Rita
Pire-Brisco
(1)Aimablement
prêté par Madame Marie Philippet, Rue du Marais, à Huy.
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